La Cité du Vin est ouverte aujourd'hui de 10h00 à 19h00.

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L’œil du photographe - Tony Daoulas

Arts

Audacieuse, originale, emblématique… La Cité du Vin et son architecture ne laissent pas indifférents les visiteurs de passage comme les Bordelais qui ont appris à la voir dominer les quais de la rive gauche. Et parmi ces publics, un tout particulier est attiré par le mouvement offert par le bâtiment : les photographes. Dans notre nouvelle série, nous donnons la parole à ces artistes pour découvrir le regard qu’ils posent sur la Cité du Vin.

Premier épisode avec Tony Daoulas

Il y a quelques semaines, Tony Daoulas est venu à la Cité du Vin plusieurs jours pour réaliser une série de clichés en intérieur et extérieur. Cet auteur de streetphotography et technicien de l’audiovisuel depuis 20 ans nous livre ses impressions sur ce lieu unique.
(Quelques clichés à retrouver en bas de cette page et ici)

Qu’est-ce que représente la Cité pour toi ?

Je retrouve dans le bâtiment ce que je fais dans mon travail d’auteur. A savoir de la géométrie, de l’épure et de l’humain. C’est ce qui caractérise vraiment mon travail urbain. Je retrouve à l’intérieur de la Cité du Vin ce que je fais en milieu extérieur habituellement, quand je photographie la rue. J’aime m’appuyer sur des décors géométriques et attendre que l'humain se positionne au bon endroit dans ce décor. C’est exactement ce que j’ai recherché et obtenu. J’ai trouvé extrêmement intéressant le fait de pouvoir mêler mon travail d’auteur et un travail institutionnel pour ce projet.

Que t’inspire le bâtiment ?

Bien-sûr, à première vue, je suis attiré par l’architecture, l’extérieur et ce que dégage le bâtiment. Mais c’est bien l’intérieur qui fait écho à mon travail souvent influencé par le cinéma. Entre 2012 et 2014, j'ai réalisé "FantaStreet", une série urbaine librement inspirée du cinéma et de la littérature fantastique et de science-fiction. La Cité du Vin m'a fait penser à cette série. Avec ses volumes, ses lumières, ses écrans, ses tables de contrôle, ses coursives semblables à un vaisseau spatial et sa scénographie un peu futuriste, nul doute que plusieurs scènes photographiées à la Cité auraient pu rejoindre cette série.

QUEL EST TON Endroit favori a la Cité ?

J’étais très inspiré dans le Parcours permanent, j’aurais pu y passer des heures. Particulièrement les modules entre Portraits de Vin et Métamorphoses du Vin, que j’ai adorés, hypers riches, avec possibilité de jouer avec de l’humain dans les espaces grandioses. C’est le paradis pour un photographe qui aime prendre des prises de vues originales.

Moment de la journée favori pour prendre en photo la Cité ?

Je n’ai pas eu l’occasion de venir encore au moment du printemps, quand la lumière est rasante, vers 17/18h, avec les reflets sur les écailles du bâtiment. Je suis sûr que c’est grandiose. J’ai hâte de découvrir les jeux de lumière à ce moment-là.

Un mot pour résumer la Cité ?

Tout comme la photographie est la définition de l’écriture de la lumière, je vois la Cité comme un endroit « oenographique » où peut s’écrire l’œnologie au sens large.