La Cité du Vin est ouverte aujourd'hui de 10h00 à 19h00.

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fêtes dyonisiaques

[ANNULE]Les fêtes dionysiaques

Autour de l'exposition Boire avec les dieux
RENCONTRE | AUDITORIUM
Mardi 14 Avril à 19h00

Horaires

Début : 19h00
Durée : 1h30

Accessibilité

Tout public
Réservation en ligne conseillée
Gratuit

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Présentation

Les fêtes dionysiaques : comment accueillir Dionysos, le dieu fou ?


À Athènes et dans d’autres cités du monde grec, au début du printemps, il revenait à la population la délicate mission d’accueillir dignement le dieu Dionysos, de retour du monde des morts. Comment honorer Dionysos le Bacchant, Dionysos Bacchos ? Car ce dieu, certes prodigue, qui a offert le vin aux hommes, est aussi excessivement irritable et déteste qu’on lui manque de respect. La première étape de ces fêtes est donc marquée par des rituels magiques, les Katagôgies, qui visent d’abord à charmer ce dieu terrible. À la « fête des fleurs » ou Anthestéries, une fête associée au renouveau de la nature, on célèbre l’arrivée de Dionysos, nouveau maître de la cité, et le vin nouveau. Trois jours de fête associant des traits joyeux à des éléments funèbres, qui commencent avec l’ouverture des jarres du vin nouveau (les Pithoigia), comprennent de silencieux concours de boisson (aux Choes du second jour) et s’achèvent avec la consommation d’une bouillie de graines cuites dans des marmites (les Chytroi). Trois jours de rituels parfois déroutants dont les auteurs anciens et les peintures sur vases ont gardé la mémoire.

Avec :
Jean-Yves Marin, muséologue et commissaire de l’exposition
Isabelle Tassignon, docteure en archéologie de l’Université de Liège
Rouge, artiste

Animé par Jean-Claude Ragot, président d'associations culturelles

Jean Yves Marin

Jean-Yves Marin a mené des études universitaires approfondies en histoire de l’art et archéologie. Conservateur en chef du patrimoine, il a été directeur du Musée de Normandie avant de rejoindre en 2009 les Musées d’Art et d’Histoire de Genève en qualité de directeur jusqu’à 2019.

Jean-Yves Marin est reconnu pour son expertise en matière de droit international du patrimoine. Président du Comité national français du Conseil international des musées (ICOM) de 1992 à 1998, il prend la tête du Comité international des musées d’histoire et d’archéologie de 1998 à 2004. Il participe à la rédaction du code de déontologie de l’ICOM paru en 2007.

Son parcours a été récompensé par trois distinctions : le Prix spécial pour l’histoire de l’art de l’Assemblée régionale de Sicile et de l’Académie Siculo-normande (1997), la Légion d’honneur (2009) ainsi que l’Ordre National du Mérite (2015).

Isabelle Tassignon

Isabelle Tassignon est docteure en archéologie de l’Université de Liège et travaille principalement sur des questions d’iconographie antique. Elle a consacré divers travaux à l’iconographie et au culte de Dionysos en Gaule et en Asie Mineure. Ancienne membre belge de l’École française d’Athènes, elle a mené des fouilles sur le site de l’agora et du palais d’Amathonte (Chypre) et a publié les statues du « Maître des Lions » mises au jour sur l’agora de cette cité.

Maître de conférence à l’université de Namur – chargée du cours d’iconologie du monde classique –, elle est actuellement conservatrice des collections d’archéologie et d’ethnologie de la Fondation Gandur pour l’Art à Genève.

Rouge

En 2014, Rouge choisit un nom qu’elle veut proche de sa pratique : commun, appropriable, multiple. Ni vandale, ni graffitiste, c’est par impulsion contextuelle qu’elle en vient à la peau des villes, chercher un public, supprimer la latence entre l’instant de l’atelier et l’instant d’exposition. Citadine ontologique et convaincue, elle cherche le vert trottoir, la fable, la mythologie latente dans l’identité d’une rue, d’un quartier. Attachée au dessin et à la peinture, c’est pourtant avec un travail d’interventions, de vidéos et de performances qu’elle est diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux en 2014, avec pour recherches principales : lieu appropriable, le milieu urbain et ses précarités, et le féminisme.

Engagée dans le tissu du monde, Rouge travaille depuis ses débuts par collage ou fresque dans l’espace public. Places, lieux destinés à des reconfigurations urbaines imminentes, contes de quartier ou toiles blanches en atelier sont les théâtres de ses interventions, et autant d’occasions de déployer des figurations jamais symboliques mais toujours narratives. Le but est toujours un peu le même : déplacer le regard par le biais de petites fables, souvent imprégnées de violences délicates et de littérature un brin obsolète, ouvrir un interstice dans un espace quadrillé, plaider l’option de la poésie, fabriquer des oasis d’un instant dans le désert.

Privilégiant les ateliers, expositions et interventions collectives, Rouge développe aujourd’hui un travail intuitif déterminé par ses conditions d’apparition dans un espace social, architectural et culturel donné, parallèlement à des recherches d’atelier autour, quelqu’en soit le motif, de la figuration et de la picturalité en elle-même.